LA MAGIE AU CŒUR DE L’ÉGLISE

La magie au cœur de l’Église est une idée qui peut être considérée comme une élucubration, voire une abomination pour beaucoup. Pourtant si l’on se penche sur les textes anciens issus du christianisme tout autant que sur la constitution des règles et dogmes établis par les chrétiens des premiers siècles, nous serions surpris de constater combien d’éléments traditionnels ont été empruntés aux païens.

 

Des pratiques admises

La magie au coeur de l'Eglise

L’Abraxas – Symbole gnostique par excellence.

Chaque jour des chrétiens du monde entier se réunissent dans des églises pour exalter leur foi.  Que se soit par des prières ou des messes, ils vont pratiquer, sans le savoir, des gestes et des opérations magiques, légués par les courants théurgiques de l’Antiquité.

En effet, en pratiquant le signe de croix ils utilisent un symbole qui était employé comme signe de reconnaissance au sein de groupes gnostiques des premiers siècles et bien avant encore, dans l’Ancienne Égypte.

Ce signe – quelque peu différent alors – était non seulement un signe de passage, mais il permettait (et permet toujours) de rééquilibrer la structure élémentale d’un être humain qui de plus, s’harmonise par ce geste à l’Être Intérieur, le Christos des gnostiques, l’Osiris des Égyptiens, l’Atman des Hindous etc…

 

 

La magie au cœur de l’Église

obLa magie au coeur de l'Eglise

Représentation du signe de croix dit kabbalistique dans les rituels théurgiques. A. Moryason

Le signe de croix, (Au nom du Père, du Fils et du Saint –Esprit) tel que nous le connaissons, n’appartient donc pas à l’Église qui, après avoir implantée son autorité, l’adopta et l’imposa à ses fidèles. Ce signe était mieux connu des kabbalistes, qui employaient à peu près les mêmes termes : « A toi appartiennent, le Royaume, la Justice et la Miséricorde » en joignant les mains sur la poitrine.

En théurgie, ce signe est fait de manière plus complète mais tout aussi efficace et certains cercles rabbiniques le pratiquent aussi de la même façon que dans les rituels théurgiques : « Atoh vé Malkut, vé Gueburah, vé Guédulah, le Olam Amen (en joignant les mains sur la poitrine) » ou encore : « Atoh, Malkut, Gueburah, vé Guédulah, le Olam Amen ».

Ces gestes simples, lorsqu’ils sont bien pratiqués régulièrement, orientent vers un certain équilibre des forces intérieures. Ces mots, dont l’abréviation est AGLA, se réfèrent également aux 18 bénédictions récitées trois fois par jour dans la liturgie juive. Les groupes gnostiques des premiers temps du christianisme étaient, pour la plupart très versés dans la Kabbale.

Une messe catholique aujourd'hui. Dans l'antiquité le prêtre ne faisait pas face aux fidèles, mais face à l'Est.

Une messe catholique aujourd’hui. Dans l’antiquité le prête ne faisait pas face aux fidèles, mais face à l’Est.

Ainsi Jean l’Évangéliste, mais aussi Paul de Tarse (dit Saint Paul), étaient des kabbalistes de renom, et c’est certainement grâce à eux, que le christianisme conserve des rites païens qui furent dénaturés par deux millénaires de diktats imposés par une Église qui s’est ingéniée, par ignorance, à combattre la Magie, alors que celle-ci à toujours existé en son sein.

Si l’on prend la peine de se pencher sur les rituels de l’Église et d’autres religions dites du Livre,  et si  encore l’on pousse l’examen sur tous les objets et accessoires utilisés, beaucoup seraient surpris. En effet, l’emprunt à toutes les sources antiques liées à la Connaissance traditionnelle est bien réelle.

Toutefois en y regardant de plus près, un regard d’expert s’apercevra que ce qui est aujourd’hui présent dans l’Église et autres religions est corrompu, dès lors que le sens premier est oublié et les gestes fondamentaux déplacés de leur véritable objectif. Il y aurait beaucoup à dire…

Avec le cœur

Guillaume Delaage