L’ATLANTIDE 1
Le cycle de l'éternel retour

L’Atlantide 1 – 10/03/2009

 

Il y avait jadis tant de méchanceté sur Terre, que la Justice s’envola vers les dieux et que leur roi décida d’exterminer la race des hommes. La colère de Jupiter s’étendit au-delà de son royaume, et Neptune, son frère des mers bleus, frappa la terre de son trident. Et la terre frissonna et trembla… (Ovide, Métamorphoses.)

 

Ce titre « L’Atlantide et le cycle de l’éternel retour » pourra peut-être sembler curieux au lecteur. Le vieux continent, mythe pour certains, réalité pour d’autres, s’est englouti, selon les textes, à cause de la folie des hommes, mais aussi à cause du mal engendré par eux. Aujourd’hui – dit la Tradition –, il semble que ceux qui vivaient à cette lointaine époque reviennent pour épurer leur karma.

Ce sera la conclusion de ces différents articles qui vont s’échelonner sur plusieurs mois et qui tenteront de donner un aperçu des points qui signalent, à travers l’Histoire, la réalité de cette civilisation.

Selon les cycles de l’évolution humaine et selon la Loi de Cause à Effet, rien ne peut être soustrait de l’action des hommes. Aujourd’hui, alors que l’humanité s’engage dans un nouveau cycle, la dette doit être réglée et le Karma nous place dans un éternel retour qui, si la conscience de l’homme est suffisamment évoluée, nous permettra de sortir grandis et de comprendre l’erreur passée.

L'atlantide 1

Atlas tenant le monde

Combien de chercheurs, de philosophes, d’archéologues, de scientifiques, d’ésotéristes, se sont penchés sur le thème de l’Atlantide ? Plus de 25.000 ouvrages ont été écrits sur ce continent disparu. Alors, qu’ajouter de plus ?

Il était peut-être utile de rassembler, en une imparfaite synthèse, des siècles de recherche, qui peuvent offrir au lecteur une base de réflexion afin de coller bout à bout des découvertes oubliées. Il faudrait des volumes de plusieurs centaines de pages pour tout compiler.

Nous avons choisi de présenter sur ce site les principales découvertes s’échelonnant sur plusieurs mois.

 

 

 

 

La civilisation mère

C’est grâce à l’opiniâtreté de personnages insatisfaits par le dogmatisme imposé par la science que cette terre, où, selon « la légende », vivaient les dieux, a repris forme et consistance. C’est peut-être grâce à des chercheurs ayant en eux la malice d’un Sherlock Holmes que l’Atlantide est aujourd’hui ce qu’elle est. Au fait, que savons-nous d’elle ? L’histoire académique dit :

« Deux textes, incomplets du reste, que Platon rédigea vers 348 avant notre ère ». Ces textes nous donnent peu d’informations, et durant des siècles, personne n’osa contredire le sage athénien. L’Atlantide, c’était ce que disait PLATON. Mais tout changea il y a quelques décennies, lorsque le sujet commença à embraser l’esprit de certains scientifiques.

Très vite, des faits nouveaux vinrent contredire ce qui était nié dans les amphithéâtres et, après des millénaires de silence, l’Atlantide bruissait comme un vent impétueux ; elle revivait sur les lèvres enthousiastes de ceux qui la faisaient s’éveiller du long sommeil dans lequel le dieu Chronos l’avait placée.

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Platon l’Initié

Pour les uns, ce continent enfoui sous les eaux atlantiques était un mythe sorti tout droit de l’esprit enfiévré de Platon. Pour les autres, c’était une réalité qu’il fallait reconstruire. Alors, bien sûr, lorsque deux idées s’affrontent, le sujet devient plus passionnant encore, car chacun veut démontrer qu’il a raison, et la découverte commence.

Seul Platon parle de l’Atlantide, tout du moins en employant ce terme. Mais fut-il le premier à en parler ? Nous ne commencerons pas cette présentation par le TIMÉE et le CRITIAS (les deux textes de Platon), que tout le monde peut consulter. Il y a des textes plus anciens et tout aussi intéressants émanant d’autres sources moins connues, que les Initiés de l’Antiquité ont puisé dans la Tradition orale. Dans un lointain passé, l’Atlantide ou Poséidon était une réalité tangible, une civilisation hautement évoluée, la CIVILISATION MÈRE…

Quand Schliemann décida de partir à la découverte de la ville de Troie décrite par Homère, personne n’osa vraiment accréditer et cautionner son entreprise, car ses assertions étaient floues et ne reposaient que sur quelques recherches comparatives et livresques. II s’entêta pourtant, et sa foi et son courage furent couronnés de succès lorsqu’il découvrit, avec son ami Dorpfeld, les traces de neuf établissements humains successifs, dont le plus ancien remonte à 3000 ans avant Jésus-Christ, près du village turc d’Hissarlik. C’était la ville de TROIE, si célèbre pour les combats qu’elle connut.

Il en est de même pour l’Atlantide qui a ses détracteurs, mais aussi ses chercheurs sincères, ses partisans, ses pionniers.

Bien sûr, parmi eux, il y a eu ceux qui, dans un élan de sincérité, ont situé le continent englouti en des lieux aussi étranges qu’amusants. Les localisations différaient beaucoup suivant les individus : pour l’un, ce fut le Sahara ; pour d’autres, le Caucase, la Finlande, la Crète, l’île de Santhorin, le Brésil, l’Afrique du Sud, Ceylan, l’Asie Mineure, Helgoland, la Suède… Bien que ces situations géographiques paraissent cocasses, ces chercheurs ont néanmoins apporté beaucoup à la « reconquête » de ce continent.

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Les Açores sont-elles les dernières terres immergées de l’Atlantide?

A travers cette petite étude, nous aborderons certes de nombreux thèmes, en prenant des faits dans un très lointain passé. Aujourd’hui, la majeure partie des chercheurs localise l’Atlantide au cœur de l’Océan Atlantique, considérant que les Açores seraient les vestiges des dernières terres visibles après la terrible catastrophe qui engloutit le continent.

C’est en fixant notre regard sur ces petits îlots qu’une impression fugitive est venu s’insinuer comme un écho de vagues murmures venant d’un très lointain passé, comme un chant psalmodié par des récits oubliés qui font la mémoire de l’humanité. Ce murmure est un appel qui nous conduit dans les profondeurs de l’océan, situé au-delà des Colonnes d’Hercule.

 

 

L’Atlantide – Dix Dieux pour Dix îles

Car ce n’est pas tant la preuve que des terres ont existé à cet endroit précis qui nous importe, mais plutôt qu’elles ont été le véhicule d’une civilisation très importante, héritière de la race des dieux. Dans nos prochains exposés, nous suivrons donc ce chemin en remontant à une certaine aube de l’humanité, à une époque où chacun savait que les dieux vivaient parmi les hommes. Certains de leurs récits nous sont restés, et c’est à travers eux que nous allons redécouvrir l’Atlantide pas à pas, dans le long déroulement des siècles.

Platon est le seul à donner une date précise du cataclysme qui engloutit le continent Atlante. Il place son récit dans la bouche du vieux Critias, qui se réclame lui-même de Solon (sage législateur d’Athènes). Ce dernier, quant à lui, disait tenir ses connaissances sur Poséidon d’un scribe fort âgé du temple de Saïs en Egypte !

Si l’on remonte ainsi dans la Tradition orale, on peut penser que ce scribe s’est servi, pour sa description, d’explications fournies par des papyrii ou des hiéroglyphes très anciens qui devaient être l’héritage spirituel des temples égyptiens. Ce témoignage atteste donc que le dernier bastion de l’Atlantide fut englouti plus de neuf milles ans avant Platon, ce qui donne aujourd’hui douze milles ans. Si nous suivons le cycle de précession des équinoxes, nous nous apercevons que cette date correspond à la fin de l’ère du Lion.

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Un autre récit vient corroborer les textes de Platon : le philosophe Proclus, qui vécut entre 412 et 485, a écrit un commentaire détaillé du Timée. Il y raconte que vers 260 avant Jésus-Christ, un Grec du nom de Krantor serait venu à Saïs, et, dans le temple de la déesse Neith, il aurait vu des colonnes couvertes de hiéroglyphes contant l’histoire de l’Atlantide. Est-ce le limon qui recouvre aujourd’hui ces inestimables témoignages ?

Peut-être bientôt, le « hasard » ou la curiosité d’un archéologue parviendront-ils à exhumer ces messages figés dans la pierre. Dans le Critias, les dieux partagèrent la Terre et y installèrent les enfants qu’ils avaient eus avec les femmes des hommes. II est dit ensuite que Poséidon engendra cinq couples de jumeaux mâles, et partagea l’île en dix portions : ATLAS, EUMELOS, GADIRE, AMPHERES, MNESEUS, TLASIFPAS, NESTOR, AZAIS, DIAFREPES. Chacun de ces dix rois administrait sa province. Nous trouvons là les principes universels de gouvernement que reprendra plus tard le grand coordonnateur RAM dans son gouvernement théocratique appelé « SYNARCHIE RAMIQUE ».

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Le pôle magnétique de la Terre

Mais revenons à l’engloutissement de l’Atlantide. Il est fixé t à il y a 9564 av. J.-C. selon la Tradition. Si l’on s’attache à cette date, il s’ensuit que le continent atlante aurait vu le déclin de sa civilisation à une époque où d’énormes masses d’eau étaient à l’état de glacier.

Or, il est curieux de constater qu’à cette période, la Terre connut de grands bouleversements. Aujourd’hui, toutes les branches de la science s’accordent à penser qu’il y a eu, voilà quelque 10.500 ans, un soudain déplacement du pôle magnétique de la Terre.

A son tour, le pôle géographique s’est alors déplacé de plus de 3500 km. Les archéologues et géologues affirment qu’il y a environ 10.000 ans, l’homme a dû recommencer à zéro dans tous les domaines.

Si nous considérons que l’Atlantide a été la civilisation-mère, nous pouvons penser qu’un exode massif a dû se faire bien avant sa chute, et que l’Afrique – entre autres points du globe – a dû être l’héritière directe des sages atlantes, comme le fait remarquer du reste Michel Manzi dans son ouvrage Les survivants de l’Atlantide (Editions Moryason).

Débarqués sur le rivage ferme, les rescapés, quant à eux, se sentirent bien vivants. Rapidement, la vie reprit le dessus, et ils appelèrent ce lieu d’Égypte TA-MANA, le « lieu du couchant », car ils ne s’habituaient pas à voir le soleil se coucher sur cet horizon liquide où il aurait dû se lever sur leur continent. Dans ce même temps de l’année 9782 avant J.-C., où hommes, femmes et enfants étaient projetés dans un dénuement extrême sur les plages africaines, tout en restant possesseurs de leur seul Patrimoine inestimable…

 

Les prêtres chroniqueurs

On peut considérer qu’après le Déluge, la civilisation atlante avait déjà considérablement dégénéré, si l’on en croit le récit de Platon où l’on voit les Grecs battre les ATLANTES avec des arcs et des flèches. La civilisation de l’Atlantide a eu une période de gloire puis de déclin, comme du reste toute civilisation. C’est la loi d’évolution : tout naît, grandit et dégénère.

Quoi qu’il en soit, les sages atlantes, conscients du problème, ont légué à d’autres peuples le fruit de leurs connaissances. Ainsi, si l’on assimile Noé à l’Atlantide, nous voyons que le patriarche a eu trois fils : Japhet, Sem et Cham – le premier, représenté par la race blanche ; le second les sémites (jonction des Blancs et des Noirs) ; le troisième le peuple des Gian ben Gians, c’est à dire la race noire.

Sans nous étendre plus sur ce sujet, nous pouvons dire, si l’on se base sur la GENÈSE, que la Connaissance fut d’abord transmise au peuple noir, puis ensuite au peuple blanc par l’intermédiaire de Ram. Mais poursuivons maintenant sur les textes anciens qui retracent un fait précis : les sages du passé savaient très bien que l’Atlantide avait existé à une époque reculée.

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Représentation sur pierre d’un extrait du Ramayana

Malheureusement, les longues tribulations des peuples n’ont pu nous rapporter tous les écrits de ces chercheurs initiés du passé. Nous pourrions encore lire les enseignements de ces sages si la folie des hommes n’avait détruit des archives qui renfermaient, dit-on, les annales du monde. Dieu merci, certains copistes acharnés nous ont rapporté des fragments d’écrits importants émanant de prêtres initiés tel que Sanchoniaton, Bérose ou Manethon.

Ce sont eux, en fait, les véritables pères de notre histoire, car ils ont relaté un grand nombre de vérités dans leurs écrits. Et tout cela s’est perdu dans la mémoire des siècles. Bérose, prêtre de Chaldée (comme Sanchoniaton) trois siècles avant Jésus-Christ, conte la vieille tradition d’Idzubar-Gilgem, qui présente avec luxe détails le terrifiant cataclysme du Déluge survenu au temps d’Abraham et dont le texte original était conservé dans la bibliothèque d’Erech, cette célèbre ville de Chaldée qui avait des relations très étroites avec les prêtres égyptiens de l’époque.

Nous pouvons ainsi considérer qu’une grande partie du savoir humain s’est communiquée de « temple en temple » grâce aux Gardiens du savoir. Il faut aussi noter – et ce n’est pas là un simple détail – que les Adeptes qui vivaient en Atlantide, voyant la fin de leur continent, rapatrièrent tout le Savoir dans des lieux secrets du Tibet.

Les diverses traditions nous rapportent, bien sûr, plusieurs déluges que nous pouvons localiser dans le temps. Les mouvements géophysiques de notre planète produisent régulièrement de grands cataclysmes. II y en eut avant l’Atlantide et il y en eut après. Ce qu’il est important de noter, c’est que l’on peut souvent confondre, à la lecture de certains documents anciens, ces différents cataclysmes.

Avec l’Atlantide, nous avons en quelque sorte des points de repère, non seulement avec les écrits retrouvés par les archéologues, mais aussi et surtout avec les découvertes sous-marines qui ont été faites il y a peu de temps par des chercheurs acharnés. De cela, nous dirons quelques mots dans un prochain exposé, car c’est grâce à ces découvertes que certains ont pu échelonner chronologiquement les faits pour obtenir une certitude sur une date quant à l’immersion de l’Atlantide.

Mais revenons un peu à l’histoire de nos pères, et essayons de compiler le legs qu’ils nous ont fait. Sanchoniaton était prêtre et initié aux Grands Mystères, c’est à dire à l’enseignement du LIVRE DE THOT. Nous pouvons dire en fait que ce fut le premier historien connu, il y a à peu près 4200 ans. Ses écrits, son enseignement, ne nous sont parvenus que par fragments qui nous fournissent toutefois des indications précises, en particulier sur l’Atlantide.

Il n’entre pas dans le cadre de cette présentation de citer tous les documents anciens traitant de l’Atlantide, mais nous allons maintenant entrevoir quelques-uns de ces textes, ce qui nous permettra d’envisager en un tableau synoptique la façon dont les anciens avaient rapporté le cataclysme qui submergea les terres atlantes. La seconde partie exposera ce que disent les traditions méditerranéennes sur le continent atlante.

 

Lire la suite en cliquant sur le lien de l’article ci-dessous :

L’Atlantide 2 – Les Textes de la Méditerranée

Guillaume Delaage