LE FILM, L’ABEILLE ET LA CHRYSALIDE

Le film, l’abeille et la chrysalide – 04/12/2016

Les symboles nous permettent de mieux comprendre certains principes fondamentaux de la vie. Ici je souhaite vous présenter l’intéressante réflexion que peut nous apporter cet ensemble que j’ai appelé : Le film, l’abeille et la chrysalide.

 

L’histoire de la vie

Le film l'abeille et la chrysalide

Dessin Xavier Sanchez

L’être humain, dès sa naissance, engage un processus d’évolution, prisonnier de l’espace temps et de l’illusion constituée par sa vision déformée du monde. Cet être humain est en lui-même une prison pour son Âme ou Ego spirituel. Et les deux jouent à l’unisson, l’histoire d’une vie.

Ce véhicule de chair qu’est l’homme animal est si bien conçu, qu’il croit de manière absolue à sa propre existence comme une réalité indéniable. Selon ses critères de référence, la vie débute à la « naissance » et finit à la « mort ». En un sens cela est vrai, mais seulement pour la vision limitée du cerveau de notre personnalité.

L’Enseignement hermétique précise que la vie d’une Âme ou Ego spirituel doit être envisagée avec l’ensemble de ses expériences s’échelonnant sur des myriades de temps. C’est un peu comme les anciennes bobines de films où chaque image est une séquence figée qui, si elle est isolée et regardée séparément du reste de la pellicule, ne correspond pas à grand chose.

Le film, l'abeille et la chrysalide

Le film de nos vies

Il en est de même de l’évolution de l’Ego spirituel. Si l’on considère, toujours fondé sur cet exemple, que chaque image correspond à chaque incarnation, on voit très bien qu’isolément ces vies sont peu compréhensibles et figées. Ce n’est que lorsque le « film » est vu dans son ensemble que l’on peut en saisir le sens, l’histoire…l’histoire de la vie d’une ÂME.

Comment, dans cette perspective, comprendre la réincarnation et l’évolution ? Certes, l’être humain est persuadé d’être conscient dans sa vie de tous les jours et c’est ce qu’il appelle sa réalité. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produit, car c’est dans la période appelée « mort » que les êtres humains sont le plus proche de l’essence de la Vérité. Les mirages de l’existence terrestre étant alors bien loin.

Le film, l'abeille et la chrysalide

Papillon sortant de sa chrysalide

 

Lez film, l’abeille et la chrysalide

En ce sens la réincarnation est le cycle de la nécessité qui permet à l’Ego spirituel de progresser et d’élargir son champ de conscience et de progresser dans son pèlerinage divin, de renaissance en renaissance.

Celles-ci l’amèneront graduellement jusqu’au point de l’ultime transformation où il sera complètement détaché de tout véhicule physique pour ne s’exprimer pleinement que dans sa Nature divine. Ces intervalles entre les incarnations aident à atteindre le résultat final du pèlerinage.

C’est donc cet apprentissage qui fait éclore en nous les plus belles fleurs de la vie et grandir en Sagesse. En fait, nous sommes les enfants de nous-mêmes dans le long et périlleux voyage des cycles universels. L’Ego divin doit se dépouiller, à terme, de la prison de sa personnalité qui n’est qu’un chrysalide temporaire. Ainsi devenu libre, il est alors capable de voler vers l’infini.

En fait pour prendre une image plus symbolique, choisissons une abeille qui butine un peu de pollen sur chaque fleur pour en faire du miel, tout en laissant le reste aux vers de terre et autres insectes.

Le film, l'abeille et la chrysalide

Telle l’abeille, nous devons faire grandir notre conscience par les plus belles expériences de la vie.

Ainsi fait l’Ego spirituel, qui ne recueille de chaque personnalité qu’il incarne, que le nectar des qualités spirituelles qui édifient sa conscience.

C’est après une moisson d’innombrables vies, et d’accumulation de « nectar » que ce Soi spirituel, comme l’abeille, sort de sa chrysalide pour devenir un Dieu conscient et parfait. Dans le long voyage de la vie infinie, dans ce film inachevé de nos existences multiples, chacun de nous doit apprendre à s’affirmer chaque jour dans plus de Sagesse afin de butiner le meilleur des expériences les plus spirituelles de nos vies. Et alors le papillon sortira de sa chrysalide pour toucher la Lumière.

Remerciements à Xavier Sanchez pour son dessin d’illustration si symbolique.

 

Avec le cœur

Guillaume Delaage