L’INCROYABLE SCIENCE DU MONDE ANTIQUE

L’incroyable science du monde antique 03/22/2015

L’incroyable science du monde antique n’a pas fini de nous étonner. Lorsqu’en 1900 des pêcheurs d’éponges découvrirent, dans les eaux du Péloponnèse, une épave de bateau chargée de magnifiques œuvres d’art, on passa sous silence un objet sans intérêt recouvert de concrétions marines. Ce n’est qu’en 1959 que des scientifiques commencèrent à se pencher sur cette structure étrange. On le baptisa la mécanique d’Anticythère. Ce serait un dispositif permettant de calculer la position de certaines planètes à un moment choisi de l’année.

 

Alexandrie

Aujourd’hui, les chercheurs le considèrent même comme le premier ordinateur de l’histoire. Si l’incroyable science du monde antique semble se révéler aux yeux ébahis de notre civilisation moderne, peut-on considérer la mécanique d’Anticythère comme le seul instrument scientifique antique ? D’où venait cette science ? Depuis des décennies je travaille à présenter mes recherches sur la connaissance des Anciens. Tout cela est aujourd’hui repris, à grands cris, par certains comme s’il s’agissait de découvertes inédites. Ainsi prend-t-on plaisir à s’approprier le travail d’autrui.

Pour en revenir au mécanisme précité,  ce calculateur analogique fut certainement fabriquée par Archimède inspiré lui-même par Ctésibios son illustre prédécesseur. Archimède, Euclide ou Eratosthène étaient les savants les plus réputés de leur temps. Ils ont tous étudié et enseigné dans la bibliothèque d’Alexandrie. Celle-ci était célèbre dans tout le monde antique et connue comme un laboratoire de l’intelligence humaine. Construite en -288 par Ptolémée Ier, on y conservait 700 000 rouleaux de papyrus, soit l’intégralité du savoir de l’époque.

L'incroyable science du monde antique

Le mécanisme d’Anticythère © Musée National d’Athènes

On pouvait trouver des papyrus, des livres écrits dans toutes les langues, traduits de l’égyptien vers le grec, de l’araméen, de l’hébreu vers le grec, mais aussi bien d’autres langues. Toutes les incroyables sciences du monde antique y étaient contenues, l’astronomie, la mécanique, la physique, les mathématiques, la géométrie, la médecine, l’histoire (dont une partie ante diluvienne aujourd’hui disparue)…

Mais la bibliothèque d’Alexandrie n’explique pas tout car bien que de nombreux traités scientifiques pouvaient être consultés personne n’a pu à ce jour, comprendre d’où certains savants de l’époque pouvaient tenir leurs connaissances.

C’est encore Archimède qui fabriqua le miroir ardent en 214 avt. J.C qui permit aux armées de Syracuse de battre la flotte des Romains. Celle-ci prit feu aux abords des côtes dans un brasier que les historiens mentionnèrent dans de nombreux ouvrages.

Quels étaient ces miroirs qui pouvaient projeter une telle chaleur à distance ? Certains ont dit que les boucliers polis des soldats étaient l’explication. Des scientifiques se sont penchés sur la question et ont conclu que ce miroir ardent était certainement autre chose de plus puissant pour enflammer à distance les navires ennemis. On utilise aujourd’hui une fournaise à énergie solaire dans un site du Colorado selon ce même principe. Elle atteint 1000°…

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Reconstitution virtuelle de la bibliothèque d’Alexandrie

 

 

Robots antiques

Héron d’Alexandrie fabriquait des automates pour de nombreuses utilités quotidiennes. Clepsydres perfectionnées pour mesurer le temps, distributeurs d’eau automatiques dans lesquels on mettait une pièce qui lorsqu’elle tombait actionnait un mécanisme qui laissait couler de l’eau. Il fabriquait encore des personnages animés qui, dans les amphithéâtres, servaient de décor au jeu des acteurs. Inutile de dire que le public était admiratif devant de telles prouesses.

C’est ce même génie des sciences qui fabriqua des portes coulissantes dans les temples pour laisser apparaître la statue du dieu. Les fidèles étaient souvent stupéfaits par ces manifestations « miraculeuses ».

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Invention de Héron d’Alexandrie – © CNAM

En Crète, en Égypte et en Grèce on utilisait l’énergie électrique, et les Minoens domestiquaient L'incroyable science du monde antiquela foudre par de hauts mats en cuivre disposés à l’entrée des centres religieux. Dans le temple d’Edfou en Égypte en 212 av. J.C on a retrouvé de semblables mâts.

Il y a 3500 ans, les Mycéniens connaissaient l’ambre pour ses propriétés électrostatiques. En Irak on découvre en 1938 une pile qui produisait 1volt d’électricité.

Des études ont permit de conclure qu’elle servait d’électrolyse pour dorer des pièces de monnaie à l’or fin. Cette découverte précède de 2000 ans celles de Volta et Galvani !

Les Romains ont eu aussi leurs personnages d’exception. Vitruve le grand architecte détenait des connaissances impressionnantes pour son temps. Il écrivit un ouvrage en dix volumes sur l’architecture en se basant sur les découvertes des Grecs.

C’est lui qui créa l’unique manuel de l’histoire de l’architecture de l’Antiquité qui nous soit parvenu. Grâce à lui, Auguste érigea à Rome la plus grande horloge solaire du monde. C’était un génie de son temps, il travailla avec succès sur les pompes a eau et d’autres systèmes hydrauliques.

Léonard de Vinci s’est lui-même inspiré de Vitruve et de ses machines antiques. Que dire aussi des découvertes qui faisaient la gloire de l’empire romain : les thermes, la plomberie les latrines et leurs canalisations d’égouts, des fenêtres de verre qui captaient la lumière solaire pour chauffer les maisons, ou encore les énormes roues à eau qui ont permis aux Romains de passer d’une économie basée sur l’esclavage à une économie qui laissait présager la découverte industrielle.

 

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Tous ces inventeurs et savants détenaient une connaissance dont on ne retrouve plus la trace. Certaines étaient même si sophistiquées qu’elles laissent perplexe. Archytas de Tarente en Italie, le maître de Platon, philosophe connu pour ses remarquables et impressionnantes découvertes en mécanique pratique et en mathématiques, construisit une incroyable colombe en bois.

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Ampoules électriques dans le temple de Dendérah?

Le mécanisme devait être très perfectionné car elle volait, battait des ailes et restait en l’air pendant plusieurs minutes. Ce génie, qui vivait en 400 av. J.C inventa aussi la vis, la grue, et diverses machines hydrauliques.Numa qui étudia auprès de savants de son époque connaissait le moyen de produire de la foudre et de la diriger.

Il voulait que ce secret soit l’apanage de tous les souverains romains, mais ce secret fut perdu par Tullius Hostillius qui dirigea mal la charge électrique et fut foudroyé. Le secret disparut avec lui. Pline rapporte ces faits comme une tradition étrusque.

Aulu Gelle nous dit que les Égyptiens étaient maîtres dans l’art des miroirs. Les uns multipliaient les objets, les autres les renversaient et placés dans une position particulière ces miroirs ne reflétaient plus rien.

Ils connaissaient les lentilles concaves, convexes et se servaient du prisme pour décomposer la lumière. Cicéron, Aulu Gelle, Sénèque Jamblique et bien d’autres auteurs ont décrit des optiques permettant « de voir des objets et de les rendre visibles à de grandes distances » (télescopes ?)

Ces mêmes auteurs parlent également de microscopes hydrauliques. Mais les Égyptiens gardaient aussi dans leurs temples des secrets qu’ils détenaient de temps immémoriaux. Cette technologie leur permettait de domestiquer le feu sacré par l’intermédiaire de condensateurs électriques. Dans le temple de Dendérah on peut voir  (outre le fameux zodiaque), des sortes d’ampoules géantes, qui montrent à quel point cette incroyable science du monde antique était puissante.

 

L’acoustique

Dans le domaine de l’acoustique, les échos de Thrace, d’Éleusis et de Thessalie ainsi que celui de Delphes indiquent l’incroyable connaissance de ces hommes de science par les répétions triples et quadruples d’échos qu’ils avaient crée en creusant des cavernes. Lors de l’invasion de Delphes par les Perses, le temple fut préservé du pillage et la ville sauvegardée en partie grâce aux échos que les prêtres avaient construits dans le Parnasse.

L'incroyable science du monde antique

Temple d’Apollon à Delphes – © G.D

Quelques centaines d’hommes criaient à tue tête ce qui donnait à l’ennemi l’impression qu’il y en avait des milliers. Tout cela était du à la connaissance précise des lois de l’acoustique. Dans certains temples et hypogées les sons circulaient de manière étrange tantôt ils s’évanouissaient, tantôt ils s’amplifiaient.

Parfois même ils étaient inaudibles alors que la personne parlait devant une autre mais étaient entendus clairement par une troisième qui se trouvait plusieurs mètres plus loin.

L’art si précis de la verrerie ne semblait pas avoir de secrets pour les Anciens. Flavius Vospicus rapporte que « l’empereur Adrien envoya à un de ses consuls trois coupes de verre qui comme le cou d’un pigeon avaient la propriété de réfléchir plusieurs couleurs.

Lorsqu’on les regardait dans un autre sens elles imitaient la pierre précieuse nommée obsidienne ».

Pline et Pétrone on consigné un autre fait très étrange. Sous le règne de Tibère un artiste avait la possibilité de fabriquer des vases de verre flexibles qui ne se brisaient pas. Il en offrit a l’empereur, puis lui fit la démonstration en projetant violemment le verre sur le sol. Il le ramassa intact.

L’empereur lui demanda si un autre que lui connaissait ce secret. L’artiste lui répondit qu’il était le seul à le détenir. Tibère, de peur que cette découverte fasse baisser le cours de l’or et l’argent, lui fit trancher la tête.

Les temps sombres

C’est ainsi que cette science du passé s’est en partie transmise au cours des différentes périodes de l’histoire jusqu’au Ve siècle de notre ère, date à laquelle des forces sombres ont eu raison de l’esprit, pour un temps. Bon nombre de ces personnages de l’Antiquité étaient des réincarnations d’Atlantes, nous dit l’Enseignement comme, par ailleurs, des esprits brillants de la Renaissance étaient eux aussi des réincarnations de ces savants grecs et romains.

Certaines de ces âmes éclairées se retrouvent aujourd’hui encore parmi nous car la chaîne des renaissances poursuit son œuvre jusqu’à l’accomplissement final. Des initiés ont reconnu le penseur et philosophe grec Héraclite (VIe siècle av. J.C) en la personne d’Herbert Spencer sociologue et biologiste du XIXe siècle.

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Herbert Spencer

Ces connaissances impressionnantes, nous dit la Tradition Hermétique, ont été transmises de siècle en siècle depuis l’Atlantide par des sages, des savants et surtout des Adeptes, afin d’apporter la Lumière au monde (songeons que dans l’art certains d’entre eux se sont aussi manifestés comme le peintre Véronèse qui était l’incarnation du grand Adepte : le Maître Vénitien).

La science des Anciens n’est pas apparue subitement dans le monde elle n’était que le fruit de l’expression -à certaines époques- de la volonté des Adeptes à donner plus de connaissances au monde après le déluge de l’Atlantide (en tout cas dans sa dernière période d’engloutissement), mais aussi de la manifestation inévitable de la Loi du Karma. Aujourd’hui, le monde se prépare à entrer dans une nouvelle phase.

Qui pourra dire exactement quelles seront les conséquences des choix humains ? En fonction de l’attitude qui sera celle du monde, s’ouvriront des perspectives différentes. Le choix est donné. Charge à chacun aujourd’hui de comprendre que la VIE doit être la seule voie de salut.

Il indispensable de la protéger dans la nature, dans l’environnement, par l’intermédiaire des différents règnes qui la composent. Toutefois là ne s’arrête pas cette quête du vivant. A cela s’ajoute la véritable  recherche du Divin en soi, trop souvent ignorée. C’est de cette perspective que l’évolution de l’homme ouvrira de nouveaux horizons à partir desquels la science sera comprise dans la structure des Principes Universels liés à la conscience et non pas séparée d’elle.

Lire aussi mes autres articles : Le savoir des civilisations antiques  et Récits d’une science impossible

 

Guillaume Delaage