NOËL FÊTE DE L’ÉVEIL ET DE LA LUMIÈRE
Partie 1

A l’approche de Noël fête de l’Éveil et de Lumière, il est bon de situer dans son contexte symbolique cette grande célébration en dehors de tout aspect partisan. Noël est devenu, bien sûr, une fête religieuse propre aux chrétiens, mais ne faut-il y voir que cela ? La naissance de Jésus est une date clé pour l’humanité car elle recèle un message universel lorsqu’on l’extrait du dogme qui est venu l’enfermer après que l’Esprit Divin eut délivré Son Message.

 

Au sein des Esséniens

Noël fête de l'Eveil et dela Lumière

Jean le Baptiste baptisant Jésus – Tiré du film de Zeffirelli : « Jésus de Nazareth« 

Jésus, et bien au-delà le Christ, s’est incarné sur terre pour remplir une mission hors du commun. Le but n’était pas tant de constituer une nouvelle religion que de transformer bien des choses en ce monde. Qui a compris ce message ? De la religion qui en résulte, amoindrie et appauvrie par des siècles de transformations humaines, subsiste l’idée originelle certes, mais ô combien diminuée.

Le groupe d’Esséniens qui attendait depuis longtemps cet Événement, savait qu’à travers le Maître de Justice que fut Yieschoua, allait s’incarner le Christ ou l’Oint, afin d’apporter à l’humanité d’alors un formidable message de Rédemption pour la libérer d’un asservissement depuis trop longtemps supporté.

Cela n’a pu être réellement perçu que par quelques Initiés. Le Travail accompli par le Christ est d’une nature exceptionnelle dont les effets se répercutent encore aujourd’hui pour permettre à la race des hommes de sortir de sa condition primitive.

Ce Travail fut l’assainissement de la planète, et si aujourd’hui la Connaissance peut être accessible aux hommes et aux femmes dits de bonne volonté, c’est en raison de cette Œuvre qui, au fil du temps, permet une éclosion de  conscience plus grande. Le Bouddha fut missionné pour apporter la Lumière au monde, le Christ est venu pour libérer l’Amour sur notre planète. Même si ce monde nous semble violent, sans le travail du Christ nous serions dans une situation désastreuse.

 

Le soleil christique

Noël fête de l'Eveil et de la Lumière

Vue de Jérusalem – Photo GD

Certains pourront se demander pourquoi le soleil est souvent lié au Christ dans la Tradition. Il faut savoir qu’il n’est pas fait référence dans ce cas au soleil physique, c’est-à-dire à l’étoile.

Le Soleil, en tant que Haute Entité (le Logos solaire), fait partie d’un super-monde. Il possède un corps (l’étoile et son système) une Âme et un Esprit. Il est donc bien un Être vivant dans une structure cosmique qu’il est difficile d’appréhender par un entendement humain.

On touche là, d’une certaine façon, à ce que l’Astrologie traditionnelle, telle qu’elle était enseignée en Atlantide, c’est-à-dire à la compréhension des mondes et à leurs cycles, à l’Histoire et à la Vie des Entités stellaires dans d’autres univers qui échappent à la perception humaine mais que la science commence aujourd’hui à entrevoir.

 

Un symbolisme universel

Noël fête de l'Eveil et de la Lumière

Isis tenant Horus enfant © Université de Fribourg

Le symbole d’Isis portant les cornes d’Hator avec le disque solaire et l’Enfant Horus dans ses bras, ou encore la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus, sont une représentation de ce haut symbolisme traditionnel figurant la Descente de la Conscience solaire sur la terre dans le corps d’un Avatar. C’est un symbole, mais c’est aussi une réalité.

Le Christ incarnait réellement cette Descente de l’Esprit solaire sur terre dans le corps de l’Initié Jésus. La terre et toutes les planètes de notre système ne sont pas en dehors de ce soleil, mais bien en Lui dans son corps physique (système solaire).

Le démembrement d’Osiris dans l’histoire égyptienne représente cette Conscience solaire projetée au sein même de chaque être humain. L’humanité n’a conservé de tout cela que la légende telle que nous l’a rapportée la religion chrétienne. (Voir à ce sujet le chapitre consacré au Christ dans mon livre : Thot-Hermès ).

Il n’est pas question dans cet article d’aborder cet aspect du Christ, mais il était bon en préambule de situer les faits avant de considérer l’aspect symbolique dans la mythologie de Noël. On peut retrouver les mêmes thèmes dans toutes les traditions du monde.

 

 

 

Le solstice d’hiver

Noël fête de l'Eveil et de la Lumière

Coucher de soleil – Photo GD

Le fait de placer la Naissance du Christ au 25 décembre a son importance. En effet, le solstice d’hiver marque astronomiquement la naissance du nouveau soleil, ou Néo-Hélios, terme grec qui est devenu no-ël.

Les premiers siècles qui s’écoulèrent après la Crucifixion du Christ n’apportèrent aucune marque significative dans l’histoire. A Rome, il y a plus de 2000 ans, on fêtait déjà l’anniversaire du soleil invaincu au 25 décembre et l’empereur Aurélien, en 275, tenta d’imposer la religion de l’empire à partir de la Naissance du Christ.

Comme à cette époque cette ancienne tradition était encore vivace, c’est un des papes suivants (Jules Ier en 337) qui fixa définitivement la Naissance du Christ dans la nuit du 24 au 25 décembre. Ce n’est qu’en 354 de notre ère que Jésus fut reconnu comme Avatar Divin par le pape Libère, qui plaça lui aussi la Nativité le 25 décembre en concordance avec une autre naissance importante, celle de Mithra.

Noël fête de l'Eveil et de la Lumière

Mithra taurochtone – Venise

Les chrétiens de cette époque ne comprirent pas la valeur du symbole qui y était attachée. Comme toujours, on remplace un dieu par un autre pour éviter des problèmes politiques.

Aujourd’hui encore, beaucoup ignorent que cette fête de Naël (natal), devenue Noël au XIIe siècle, placée justement au moment où les jours solaires commencent à s’allonger, annoncent la « renaissance », la résurrection du soleil et le renouveau de la vie de la nature endormie avec lui.

Mais cette date du 25 décembre trouve ses racines religieuses plus loin encore, car après que Ram le Grand Pacificateur du Ramayana eut trouvé le remède pour guérir l’éléphantiasis, on voulut que la fête de la découverte du gui (le remède) coïncidât avec le commencement de l’année, et on plaça donc cette date au solstice d’hiver.

 

Noël fête de l’Éveil et de la Lumière

Cette première nuit fut la nuit-mère et c’est au début de cette nuit que l’on célébrait le New-heyl qui veut dire le nouveau Salut, la santé nouvelle. Nouveau soleil ou nouvelle nuit, voilà un symbole qui veut signifier que la plus longue nuit de l’année ne vient en aucun cas supprimer la splendeur de ce soleil qui renaît au matin. Ce soleil, cette lumière est bien le symbole du Christ Solaire, véritable Lumière des consciences humaines et, au-delà, l’expression du Logos à l’échelle universelle et macrocosmique.

Noël fête de l'Eveil et de la LumièreChez les Celtes, décembre était le mois de la yu-fest  que l’on transforma plus tard en Noël. On marquait  ainsi la continuité cyclique de la vie. C’était, comme aujourd’hui la fête de la famille et le Jour des Morts. C’est aussi aux Celtes que nous devons le sapin de Noël (d’origine germanique récente), car il s’agit d’une tradition encore plus ancienne d’origine hyperboréenne, associée, bien sûr au cycle du soleil.

Ce n’est que dans notre période moderne que l’on y associa pour les enfants, le fameux saint Nicolas qui devint le père Noël accaparé  très vite par un célèbre fabricant de boisson pétillante. L’arbre de Noël est le prestigieux symbole de la pérennité de la vie, avec son feuillage toujours vert.

Alors que le solstice d’été permet à notre planète de densifier la force solaire dans la matérialité lorsqu’elle la reçoit, de même le solstice d’hiver permet de recevoir des forces vives pour l’élévation de la conscience, comme le dit A. Moryason dans son livre : « La Lumière sur le Royaume  » Ed. Moryason. Ainsi, c’est durant cette période que des forces favorables permettent d’entrer plus facilement en communion avec l’esprit christique. La date ne fut pas choisie au hasard…

Nous continuons cette étude sur le symbolisme de Noël dans l’article suivant : Noël fête de l’Éveil et de l’Amour

Joyeux Noël à tous

Avec le coeur

 

Noël fête de l’Éveil et de la Lumière – 16/12/16

Guillaume Delaage